23.02.2009

Clin d’œil au chantier d’insertion professionnelle

Jardins et Patrimoine visent l'emploi

Sous l'égide de la mairie, le chantier d’insertion professionnelle, via le retour à la vie active, existe depuis dix ans .En mai 2009, cela fera donc dix ans que ce véritable « outil » social remet sur la voie d’une vraie dynamique liée à l’emploi une population à priori en échec au sein d'un monde du travail actuellement difficile. Cette plate forme d’insertion comporte deux « volets » : Il y a le jardin floral et le chantier Patrimoine Vauban. Le jardin floral a été entièrement créé dans un vaste espace complètement en friche. A force de courage et d’énergie, les différentes équipes qui se sont succédées en ce lieu ( quartier Saint Jacques) ont transformé la friche en vaste jardin floral. Ainsi, peu à peu, des champs de légumes, des fleurs et autres plantes aromatiques ont vu le jour. Après récolte, les produits sont redistribués dans la collectivité avec une priorité pour les services publics qui oeuvrent pour les plus démunis. Neuf salariés en contrat d’avenir pour une période de douze mois, travaillent quotidiennement en ce lieu, avec un assistant logistique.

image Chantier d'insertion.jpgCette action collective a fait naître bien des projets, en particulier lors d’événements festifs.
Le produit des cueillettes, en particulier les fleurs, sert pour l’embellissement de certains monuments lors des journées du Patrimoine, ou aux venues dans la ville de Miss France, et autres artistes médiatiques, sans oublier certains étés, la décoration de plusieurs lieux publics, telles les fontaines. Le chantier Patrimoine Vauban a commencé voici trois ans. Peu de personnes connaissent ce véritable chantier patrimonial, au pied des vestiges de la citadelle, face au Rhône… et pourtant. Avec une régularité pendulaire, neuf autres salariés, eux aussi en contrat d’avenir, avec un assistant logistique, ont modifié un secteur délaissé des spiripontains. Le défi était de taille : il fallait réhabiliter une partie du chemin de hallage, partiellement « noyé » sous les ronces, les débris de toutes sortes, et les risques d’éboulement.


Aujourd’hui une vraie portion damée, des végétaux contrôlés et un horizon différent frappent le visiteur qui arrive. Cinq cent tonnes de granulats et 1200 sacs de ciment ont été utilisés ici par les équipes successives pour obtenir pareil résultat. Comme le précise le chef de chantier :
« La plus value que ce chantier apporte à la commune est une réalité qui fait qu’on est dans un besoin non satisfait dans un secteur non concurrentiel. Ce défi relevé par des femmes et des hommes a été rendu possible grâce à la solidarité des institutions et des financeurs ».
Effectivement, le conseil général, les services de l’Etat, la Direction Départementale du Travail, Emploi et Formation Professionnelle (D.D.T.E.F.P) , le Fonds Social Européen et le C.C.A.S de Pont Saint-Esprit , sur ses fonds propres , financent de projet économique qui « tient la route contre vents et marées. Cent quarante deux personnes ont travaillé, à ce jour, pour le chantier d’insertion. En 2005, 26% d’entre eux trouvaient un contrat de travail à l’issue de leur période, tandis qu’une autre partie entrait en formation qualifiante, pour certains dans le métier qu’ils avaient choisi. L’expression « ouvrir ses volets » en retrouvant une activité prend ici tout son sens, dans une société ou tout peut basculer rapidement…